Reliques de Sainte Catherine

Au cours des travaux de restauration de la chapelle, dans une niche jusqu'alors masquée, furent retrouvées les reliques de Sainte-Catherine, Sainte patronne du lieu, qui avaient été cachées avant la Révolution par le dernier prêtre en fonction. Peu de temps après cette découverte, Monsieur le curé de Loubeyrat a apporté cérémonieusement dans le lieu le missel de François-Charles de Monestay-Chazeron, dernier descendant mâle de cette famille. Ce livre était passé de curé en curé, accompagné d'un message pour le moins mystérieux : " Nous devons dévoiler l'emplacement du trésor à la première personne qui fera revivre Chazeron". Nul ne sait de quoi il s'agit, mais à la fin du siècle dernier, on construisit à Loubeyrat une église de style néogothique entièrement en pierre de taille, que l'on appelle aujourd'hui " la cathédrale des montagnes". Les archives parlent seulement de la participation des habitants à la construction de l'édifice.

Château du grand siècle.

portail-Chateau-de-chazeron Au XVIIème siècle, le marquisat de Chazeron est passé par un mariage dans la famille du Monestay, François, troisième fils de Gaspard du Monestay et Claudia de Chazeron. François est un militaire brillant qui va s'illustrer durant toute sa carrière fort longue sous le règne de Louis XIV. Tour à tour ou simultanément, Commandant de la gendarmerie de France en Lorraine, Gouverneur de Brest, de Verdun, Lieutenant général des gardes du corps et Lieutenant général des armées en Rouergue et Roussillon, François s'illustre par un esprit d'initiative efficace et une volonté de fer, il sera récompensé par toutes les décorations dont la plus haute, "l'Ordre du saint esprit".Francois de Monestay


Francois de Monestay

C'est lui qui entreprend la transformation du vieux château gothique en résidence versaillaise. François connaît la cour et les artistes de son siècle, son portrait est peint par Hyacinthe Rigaud, il fait donc appel à Jules Hardouin Mansard, architecte du roi pour réaliser ses projets. Le hameau est déplacé. Les enceintes sont détruites et le grand donjon est rasé. Deux ailes classiques encadrent la masse centrale largement ouverte et accessible par un très beau perron à double volée surmonté d'une galerie portée par des arcs. L'ensemble très spectaculaire est souhaité ainsi. A l'intérieur, tout est remanié, transformé, habillé "alcôves et boiseries meublent le château du rez-de- chaussée jusqu'aux combles". Une roseraie à la française, dominée par les Boulins grains d'un côté, et les potagers de l'autre encadrent l'imposant ensemble architectural. Le chemin d'accès est transformé en route de Riom et Chazeron pour que le roi puisse arriver en calèche. L'allée centrale bordée de châtaigniers mène à une magnifique grille en fer forgé aux initiales du Marquis. Ce château est celui que vous voyez encore aujourd'hui. Château de Chazeron

chateau-chazeron_Francois-de-monestay
Francois de Monestay

L'insigne honneur du roi Soleil

Alors qu'il était en poste à Agen, il participe au combat qui oppose la France à l'Espagne en Catalogne. Durant cette campagne, il a l'honneur "d'ouvrir la tranchée", honneur laissé aux plus anciens car l'opération est particulièrement dangereuse étant donné qu'il s'agit par bravoure d'enfoncer les lignes adverses, alors que les forces en présences ont toutes leurs capacités.Sur les quatre heures, François du Monestay à la tête des carabiniers et des grenadiers, se jette dans l'eau sous la canonnade et la mitraille, franchi à la nage le guet, prend appui sur la rive adverse, enfonce toutes les lignes ennemies et fraye le passage à toute l'armée nous apprend la gazette de France dans son compte-rendu de la bataille du ter. Le Marquis de Chazeron se couvre de gloire. François de Monestay est alors âgé de soixante-dix-sept ans. Le Roi Soleil se doit de féliciter son général et ami. Il fait savoir à François qu'il va venir chez lui en Auvergne pour le remercier.